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Corée du Sud : l’explosion du très haut débit
L’ARCEP publie un rapport sur sa mission en Corée du Sud, où le contexte du très haut débit est très favorable : l’ opérateur historique, KTC, couvre 99% de la population en Fttx, tandis que les autres opérateurs ont également des taux de couverture très élevés, chacun possédant son propre réseau d’infrastructures. Le câble est aussi largement présent avec une couverture de plus de 90% de la population et 30% des abonnements, tandis que les technologies DSL ne représentent plus qu’environ 15% des accès commercialisés.
Rien d’étonnant donc à ce que le taux de pénétration du haut / très haut débit soit parmi les plus élevés au monde (35%), d’autant que les abonnements résidentiels sont bon marché (20 euros environ).
Deux facteurs, géographique et économique, peuvent expliquer en partie cette explosion du THD :
- la concentration de la population : le « grand Séoul » comprend presque la moitié des Sud-Coréens et plus de 90% de la population du pays réside à moins de 5 km d’un NRA de l’opérateur historique ;
- la généralisation des déploiements en aérien, peu esthétiques mais bien moins coûteux que le génie civil souterrain, utilisés pour le déploiement des réseaux coaxiaux dès 1998, et des réseaux optiques ensuite.
Le régulateur national (KCC) n’a pas posé de règles de déploiement de la partie terminale des réseaux Fttx (FttH pour moitié environ et fibre jusqu’au bâtiment ou sur le domaine public), même si sont apparus quelques problèmes de mutualisation à présent globalement résolus. En revanche, il a privilégié un label de certification des immeubles destiné à évaluer la qualité des installations dans le cadre d’un programme de certification de la connectivité des immeubles, lancé dès 1999, destiné à introduire une compétition entre les promoteurs pour la qualité de leurs logements. Le très haut débit est en effet devenu un critère important du standing des immeubles demandé par les nouveaux propriétaires.
Concernant la téléphonie mobile, dans un pays résolument tourné vers les nouvelles technologies où l’explosion des usages, associée à des offres illimitées, commence à poser des problèmes de congestion des réseaux aux opérateurs qui demandent des fréquences supplémentaires, les offres quadruple play (téléphone, Internet, TV et mobile) deviennent commercialement stratégiques, ce qui pousse le régulateur à envisager l’arrivée d’opérateurs mobiles virtuels (MVNO), capables de pratiquer des tarifs inférieurs à ceux des opérateurs actuels et de favoriser le développement des services.
Le rapport complet sur le site de l’ARCEP.







