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Résultats de l’appel à manifestations d’intentions d’investissement des opérateurs en dehors des zones très denses

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22 février 2011

L’appel à manifestations d’intentions d’investissement (AMII) visait à recueillir les intentions d’investissement des opérateurs et des collectivités territoriales en matière de déploiement de réseaux de boucle locale à très haut débit à horizon 5 ans en dehors des zones très denses. Il fait partie, avec l’appel à projets très haut débit (7 projets retenus en décembre 2010), de la phase de lancement du programme national très haut débit.

Toutefois, même si les opérateurs ont indiqué au 31 janvier 2011 au Commissariat général à l’investissement (CGI) quelles communes, et à quelle échéance, ils étaient prêts à connecter en très haut débit via la fibre optique jusqu’à l’abonné (FttH), il ne s’agit pour l’instant que de simples intentions de la part des opérateurs, qui devront s’engager fermement plus tard cette année pour bénéficier d’un label et de prêts bonifiés, octroyés par le CGI, chargé de la gestion des Investissements d’avenir.

Difficile alors pour les collectivités territoriales de jouer leur rôle d’aménageur numérique si elles ne connaissent pas précisément les déploiements projetés sur leurs territoires et les intentions réelles des opérateurs, comme le dénonce l’Avicca.

Côté opérateurs, France Télécom affirme « [avoir] la volonté d’amener la fibre optique d’ici 2015 dans 3600 communes réparties dans 220 agglomérations », ce qui correspond à « une couverture de 10 millions de foyers en 2015 et de 15 millions en 2020, soit 60% des foyers français ». Ces déploiements représenteront selon l’opérateur un investissement de 2 milliards d’euros sur la période 2010-2015.

SFR s’est lui aussi positionné, proposant d’amener la fibre optique dans 5,8 millions de foyers de 327 communes, soit environ 10 millions en incluant les foyers des zones très denses ; mais SFR milite pour la création d’une co-entreprise entre les opérateurs prêts à investir dans la fibre optique, pour éviter que l’un d’eux ne se trouve à terme en situation de monopole...

Quant à Free, il semble peu probable qu’il souhaite construire un réseau en propre dans les villes moyennes et soit au contraire également adepte du co-investissement.

L’AMII sur le site de l’ARCEP

Analyse du cabinet de conseil TACTIS

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