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Retombées industrielles et socio-économiques
Question 8 - Quelles retombées industrielles et socio-économiques peut-on attendre du très haut débit ?
On peut attendre du très haut-débit des retombées industrielles sectorielles. Pour l’Idate, « l’enjeu n’est pas négligeable quand on prend en compte le fait que le secteur télécoms (opérateurs et fournisseurs d’équipements et de terminaux) reste le principale atout de la France et de l’Europe dans les TIC » (page 8). Ces considérations sont à prendre en compte, mais doivent être relativisées dans une économie globalisée et s’agissant d’un secteur économique extrêmement fluctuant.
Le très haut-débit permet avant tout le développement et la généralisation des usages innovants des technologies de l’information et de la communication, en gommant toute limitation liée à l’infrastructure. Vecteurs d’innovation et exerçant un fort effet diffusant sur tous les autres secteurs, les technologies de l’information et de la communication sont un moteur puissant de la croissance et de l’emploi, en permettant des gains de productivité (dans les entreprises comme dans le secteur public), des nouveaux services et de nouvelles activités, un accès facilité à l’information et à la connaissance. Il y a là un vaste gisement de bénéfices indirects, d’externalités positives qui doivent être réintégrées dans l’analyse socio-économique.
Le déploiement massif du très haut-débit peut être un puissant moteur de développement, notamment au niveau du tissu économique local et des PME et TPE qui font sa richesse. Ce doit être l’objectif principal recherché dans le déploiement du très haut-débit. Cet objectif peut se révéler contradictoire avec les considérations liées aux retombées dans le secteur des télécoms. C’est toute la question du partage de la valeur entre les opérateurs & équipementiers et les usagers.
Le développement économique doit primer. Indépendamment de la demande et des besoins des entreprises et des particuliers, les grands acteurs nationaux ne vont pas nécessairement se lancer rapidement dans le très haut-débit dans la mesure où ils ont tout intérêt à chercher à maximiser le retour sur les investissements qu’ils ont consentis dans le DSL. D’autant plus que la structure de plus en plus oligopolistique du marché, avec seulement 2 ou 3 acteurs majeurs, ne va pas les y inciter.
Il est donc nécessaire d’offrir des capacités d’entrée sur le marché à des acteurs plus petits, portant des modèles économiques différents. La disponibilité d’une offre d’accès à une infrastructure neutre et ouverte constitue pour cela un outil puissant.
Stimuler le développement de la société de l’information pour générer des gains de productivité, du développement économique et faire de notre économie la plus performante au monde, tel est tout le sens de la stratégie de Lisbonne au niveau européen. A l’occasion d’une communication récente et dans le cadre d’un point annuel sur le projet « i2010 », la Commission européenne a d’ailleurs regretté le manque de mobilisation des Etat membres sur ces thématiques. Une impulsion volontariste forte, un investissement prioritaire et massif sont nécessaires.







